![]() ![]() |
Auteur |
Calderoni Paola |
---|---|
Auteur secondaire |
Guillot Bénédicte Bemilli Céline, Archéozoologue |
Titre(s) | La contrescarpe du fossé du donjon, Rouen, (Haute-Normandie) : rapport de diagnostic |
Edition | Cesson-Sévigné : Inrap GO, 2015 |
Collation |
1 vol. (64 p.) : couv. ill. en coul., 25 fig. ; 30 cm |
Résumé |
Le projet de construction d’un hôtel de 90 chambres sur deux niveaux en sous-sol, au n° 6 et 8 de la rue du Donjon à Rouen, a donné lieu à une prescription de diagnostic archéologique destiné à préciser la nature et l’état de préservation du site. Les parcelles étudiées se situent à la marge d’un édifice de spectacle antique (IIe-IVe s.), sur l’emprise du fossé nord du château de Rouen (XIIIe-XVIe s.) et sur le trajet de deux sources médiévales, Notre-Dame et Gaalor, qui alimentent les fontaines rouennaises. Le diagnostic a mis au jour la contrescarpe maçonnée du fossé qui ceinture le château de Rouen au niveau de sa tour maîtresse. L’ouvrage est apparu à 2,60 m de profondeur sous le sol actuel. Il n’a pu être suivi sur toute sa hauteur et le sondage a été stoppé 3 m plus bas sans que soient atteints les comblements de fossé antérieurs au XVIIIe s. A cet endroit, la largeur du fossé est estimée à 18 m. Plus au nord, les niveaux d’occupation de la fi n du Moyen Age sont présents de part et d’autre d’un mur très arasé qui file parallèlement au fossé, à environ 5 m de distance de ce dernier. La maçonnerie est installée sur un vaste terre-plein précédant les fossés de la ville situés à l’emplacement des boulevards actuels. L’historiographie ne détaille pas les aménagements de cet espace qui pouvait fonctionner comme un ouvrage avancé dans le système défensif du château. Quoiqu’il en soit, à la fin du XVIe s., alors que l’ancienne forteresse est en cours de démantèlement, un dépotoir de plus de 2 m de hauteur envahit tout ce secteur. Le pendage des remblais indique une provenance depuis le nord et l’est, probablement à partir de la porte Bouvreuil. Ce dépotoir illustre la mise en application des décrets royaux et municipaux enjoignant à la population rouennaise d’évacuer ses déchets hors de la ville. Au XVIIe et XVIIIe s., l’emplacement du château démoli fait place à un quartier d’hôtels particuliers desservis par des voiries nouvellement percées, alors que le donjon et ses abords sont intégrés à l’enceinte urbaine, ce qui paraît avoir eu pour effet de figer l’évolution des parcelles étudiées. Les remaniements importants touchant le secteur ont lieu au début du XIXe s. lorsque les Ursulines ouvrent un pensionnat dont le jardin englobe le donjon et la tour de la Pucelle. Une promenade est aménagée sur le tracé du fossé et un mur de soutènement est édifié pour contenir les remblais amassés sur l’ancien dépotoir. Ce mur, de 2,50 m de hauteur, entièrement parementé en pierre de taille calcaire, est fondé sur l’arase du mur de contrescarpe. Au droit du mur, le fossé est remblayé et un chemin aménagé à sa surface. Une tranchée indique l’emplacement probable d’une seconde maçonnerie, parallèle au mur de soutènement, sans doute destinée à maintenir la terrasse. La démolition du pensionnat en 1908 et le percement de la rue du Donjon donnent au quartier sa configuration actuelle. |
Sujet |
fortification maçonnerie faune |
Lieux |
Rouen Seine-Maritime |
Chronologie |
ép médiévale Temps Modernes |
Descripteur |
Etude de bâti
|
Ark de la Notice : | https://dolia.inrap.fr/flora/ark:/64298/0136672 |
Ark status | URL Ark actif |
Ark de D023807_BD.pdf | https://dolia.inrap.fr/flora/ark:/64298/0136672/doc/23243 |