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Auteur |
Guillot Bénédicte |
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Auteur secondaire |
Barme Maude Guihard Pierre-Marie Lecler-Huby Elisabeth, céramologue Carvalho Pauline Fuentes Jonathan Lecat-Lemoigne Marion |
Titre(s) | Le heurt de Bouvereul, Rouen (Seine-Maritime) : Etude d'un dépotoir public à Rouen au XVIe siècle : rapport de fouille |
Edition | Cesson-Sévigné : Inrap GO, 2015 |
Collation |
2 vol. (415 p.) : couv. ill. en coul., fig. ; 30 cm |
Résumé |
Le projet de construction d’un complexe immobilier entre la rue Verte, la rue Pouchet et le boulevard de la Marne à Rouen a amené la réalisation d’une fouille archéologique par l’INRAP durant le quatrième trimestre 2012. La parcelle étudiée se trouve au nord-ouest du centre-ville historique, hors de l’enceinte mais aux abords du château du XIIIe siècle et d’un des principaux accès à la cité, la Porte Bouvreuil. L’étude des premières occupations sur le site a montré que l’on se situe dans un secteur faiblement occupé avant la décision politique de choisir cet emplacement comme lieu de stockage pour une partie des détritus rouennais vers le milieu du XVIe siècle. La fine stratigraphie observée sur le site résulte directement du mode de transport des déchets par banneaux ou charrettes. Un heurt, terme qui vient de l’ancien français hourd (tertre) se constitue peu à peu, avec le versement, depuis le sud-ouest, de toutes sortes de matériaux. Que ce soit lors du ramassage des détritus, ou une fois ces derniers arrivés dans le dépotoir, le mobilier qui peut être recyclé est mis de côté. Un indice sur la rapidité des arrivages est fourni par le faible pourcentage d’ossements exposés aux intempéries, à un abandon prolongé à l’air libre, ou portant des traces des charognards. Sur les 6 000 m3 fouillés, plus de 4 000 m3 concernent directement le heurt. La nature des terres et la masse de mobilier retrouvée, plus de 100 000 restes, permettent d’avoir une bonne représentation de la composition de ce heurt, malgré quelques biais et absences (objets qui ne sont jamais jetés, ont été recyclés, ou en matériaux périssables). Bien qu’il ne soit pas possible de connaître la proportion exacte des pièces luxueuses présentes dans le heurt, leur nombre témoigne du goût pour l’ornementation et de la sensibilité à la mode des bourgeois, aristocrates et religieux au début de la Renaissance. On peut citer les agrafes à crochets décorées ou le luxe apporté par la chaleur des poêles sans le désagrément de la fumée ou du bruit. A table, on trouve des coupes à boire en grès, des pichets, des assiettes et des plats, très décorés et même quelques uns en faïence italienne (et non rouennaise…), des salières et des réchauffeplats. On peut admirer, dans une des salles, un plat dit de la Passion probablement disposé sur un dressoir.. Parmi les animaux consommés, se rapportant globalement à une population urbaine "classique", se distinguent des espèces liées à une élite, comme le gros gibier (cerf, chevreuil et daim) le paon ou le dauphin/marsouin, et à un mode de cuisson particulier, le rôti. |
Sujet |
artisanat vaisselle pichet salière agrafe sifflet statuaire dé huisserie poids boucle de ceinture dépotoir os poêlon pot à cuire ivoire faune métal |
Lieux |
Rouen Seine-Maritime |
Chronologie |
Temps Modernes |
Ark de la Notice : | https://dolia.inrap.fr/flora/ark:/64298/0139806 |
Ark status | URL Ark actif |
Ark de F025278_01_BD.pdf | https://dolia.inrap.fr/flora/ark:/64298/0139806/doc/18538 |
Ark de F025278_02_BD.pdf | https://dolia.inrap.fr/flora/ark:/64298/0139806/doc/18539 |